"Vélo pour Tous" !

Questionnaire ECF (vélo)

Selon vous, l'UE doit-elle se fixer comme objectif d'augmenter le nombre de trajets effectués à vélo ?

Actuellement, l'UE n'a défini aucun objectif pour accroitre la pratique du vélo et aucun progrès significatif n'a été réalisé dans l'élaboration d'une stratégie vélo européenne, et ce malgré de multiples appels de la part de ministres nationaux, du parlement européen et du comité des régions à définir des objectifs de part modale et à développer un cadre d'action cohérent en faveur du vélo à l'échelle européenne.

L'UE doit-elle rendre le Limiteur s'Adaptant à la Vitesse Autorisée (LAVIA, ou ISA – Intelligent Speed Assistance en anglais) obligatoire dans tout nouveau véhicule motorisé afin de sécuriser un maximum les piétons et les cyclistes ?

Le LAVIA, technologie déjà existante dans de nombreuses voitures haut de gamme, aide le conducteur à respecter les limites de vitesse. Le LAVIA utilise la géolocalisation ou des capteurs vidéo pour connaître quelle est la vitesse légale sur la route où se trouve le véhicule. Des études ont démontré que le LAVIA pourrait réduire la mortalité routière de 21 % à 46 % par an, selon le type de LAVIA utilisé. Cela correspond à une amélioration plus significative que celle qui a fait suite à l'instauration des lois obligeant le port de la ceinture.

L'UE doit-elle accorder une part plus importante de son budget des transports à des projets vélo lors du prochain cadre financier pluriannuel (2021 – 2027) ? Les dépenses représenteront environ 1,5 % entre 2014 et 2020.

8 % des personnes utilisent le vélo comme moyen de transport principal dans l'UE, or seul 1,5 % des 100 milliards d'euros que représente le budget des transports de l'UE sont consacrés à des projets vélo.

L'UE doit-elle se munir de normes/directives de qualité pour les infrastructures cyclables ?

Actuellement, l'UE n'a pas de normes de qualité minimum communes pour les infrastructures cyclables. Certains états membres n'ont pas de réglementation appropriée pour les infrastructures cyclables en terme de largeur, visibilité, signalisation et autres paramètres. En conséquence, de nombreux financements européens sont alloués à des infrastructures non sécurisées (ex: manque de visibilité entre voitures et vélos aux croisements) ou qui créent de nouveaux freins à l'utilisation du vélo (ex: une autoroute qui crée une discontinuité cyclable entre la périphérie et le centre-ville).

Les vélos à assistance électrique (VAE) doivent-ils être considérés comme l'égal de vélos traditionnels ou comme des véhicules motorisés ?

Plus de 95 % des VAE vendus en Europe sont de type Pedelec-25 (vélo à assistance électrique fournissant une assistance maximum de 250 watts avec une vitesse limitée à 25 km/h, ne fonctionnant qu'en pédalant). Actuellement, l'UE les considère comme des vélos traditionnels. Les véhicules motorisés doivent obligatoirement avoir une assurance responsabilité, un permis et faire l'objet d'une déclaration. Demander la même chose aux VAE aurait un effet négatif considérable sur le nombre de personnes qui se déplacent à vélo.

Utilisez-vous le vélo…

Cette même question figurait sur l'Eurobaromètre 406 en 2013. Cette enquête avait révélé que 12 % des citoyens européens utilisent le vélo au moins une fois par jour.

Seriez-vous favorable à la création d'un groupe parlementaire sur le vélo dans le prochain parlement européen ?

L'ECF a travaillé étroitement avec de nombreux députés européens lors de la précédente législature, et beaucoup d'entre eux considèrent que la création d'un groupement informel pour travailler sur les sujets liés au vélo sur la législature 2019 – 2024 serait particulièrement pertinente. Ce groupe regrouperait les efforts des députés européens pour promouvoir une alliance plus importante autour du vélo et améliorer la visibilité du vélo au sein du parlement européen.