Impact du réchauffement climatique

Soyons concrets sur les conséquences

 
 
 

Quels sont les impacts sur la biodiversité en outre-mer ?

 

Les hausses de la température atmosphérique et de la température des océans sont les principales menaces qui pèsent sur les espèces marines, notamment à cause de leurs impacts sur les récifs coralliens (risque de blanchissement, dépérissement et disparition des coraux). En 2011, 60% des récifs coralliens étaient menacés de disparition au niveau mondial ; d’ici le milieu du siècle, 75% pourraient atteindre un degré de menace critique.

Si le réchauffement climatique dépasse 2 °C, entre 80 et 95% des océans seront touchés par des changements radicaux dans la répartition des espèces, peut-être au détriment des poissons et au bénéfice des méduses, ce qui aurait des conséquences considérables.

 
 

Quels sont les impacts sur les massifs montagneux ?

 

La fonte des glaciers est l’un des impacts les plus visibles des changements climatiques en montagne.La surface des glaciers des Alpes françaises a reculé en moyenne de 26% lors des quarante dernières années et leur volume a diminué de près d’un tiers2. D’ici à la fin du siècle, une large partie de ces glaciers pourrait disparaître, notamment ceux dont l’altitude maximale est inférieure à 3 000 mètres.

 
 
 

Quels sont les impacts sur l’agriculture ?

L’agriculture est fortement dépendante des conditions climatiques, notamment de la température et des précipitations. D’autres phénomènes, tels que la grêle et la concentration atmosphérique de CO2, ont également un impact important sur l’évolution des plantes.

L’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC) a mis en place des indicateurs d‘impacts, qui permettent de mesurer certains effets de l’évolution climatique.

En Alsace, les dates de floraison ont avancé d’environ 15 jours depuis le début des années 80.

A Mirecourt (Vosges), les semis de blé sont aujourd’hui effectués un mois plus tôt qu’en 1970.

En Aquitaine, la date de floraison du pommier est avancée de 7-8 jours en moyenne depuis la fin des années 80, et de 10-11 jours pour le poirier.

Au-delà de la hausse des températures, les changements climatiques en France pourraient avoir des impacts sur la pluviométrie. De façon globale, la répartition saisonnière des précipitations pourrait être modifiée, avec une pluviométrie amoindrie en été dans certaines régions, alors que les besoins en agriculture sont importants durant cette période.

D’autres impacts pourraient toucher l’agriculture française, notamment la multiplication des maladies du bétail transmises par les insectes et la montée vers le nord d’insectes et de chenilles ravageuses.

 
 

Les conséquences en France

 
 
 

Quels impacts sur les côtes françaises ?

On observe 4 grands impacts sur les côtes françaises, liés à la hausse du niveau des mers.

La submersion marine

C’est la conséquence la plus immédiate de l’élévation du niveau de la mer. Ces submersions sont d’autant plus graves que les zones littorales sont généralement attractives et denses en termes d’habitations, d’infras- tructures, d’entreprises, etc.

L’érosion côtière

Une part significative des côtes, notamment les plages sableuses, est actuellement en recul en France et dans le monde. Même si peu d’études ont pu quantifier le lien entre la hausse du niveau des mers et l’érosion, les impacts d’une forte hausse au XXIe siècle sur le recul du trait de côte seront potentiellement très importants.

A la Tranche sur Mer (Vendée) le recul du trait de côté a causé l’endommagement de maisons situées en première ligne

Intrusion saline

L’augmentation du niveau des mers pourrait participer à la salinisation des nappes phréatiques.

 
 
 

L’impact sur nos infrastructures

Avec une hausse d’un mètre du niveau marin, les ouvrages perméables implantés en faible profondeur devront être rehaussés de 1,4 à 2 mètres. Des modifications dans l’organisation des grandes villes côtières seront à prévoir (Bordeaux, Dunkerque, Marseille, etc.).

D’après l’ONERC, l’élévation d’un mètre du niveau des mers pourrait recouvrir en France 355 km d’autoroutes, 198 km de nationales, 4338 km de départementales et 1967 km de voies ferrées.

 
 
 

L’impact sur la santé

Le développements des maladies à vecteur

Les changements climatiques vont favoriser le développement de nouvelles maladies dites «à vecteur». Il s’agit de maladies transportées par des mammifères, des oiseaux, des arthropodes et des insectes, qui ont migré à cause des changements climatiques. Certaines maladies à vecteur (transmises notamment via le moustique tigre ou les tiques) pourraient se développer en Europe occidentale et du sud, comme par exemple le paludisme, le chikungunya, la leishmaniose, la maladie de Lyme ou la dengue. Les impacts sanitaires toucheront aussi les animaux de compagnie ou de ferme.

Les risques allergiques accrus

Le climat a un effet important sur la production de pollen, d’où un risque important pour les personnes allergiques : les hivers doux favorisent une pollinisation précoce et plus abondante, alors qu’en France, plus de 10 millions de personnes sont affectées par des allergies au pollen.

Plusieurs indices montrent un lien entre la hausse des émissions de CO2 et l’augmentation des émissions de pollen dans l’atmosphère. Un pied d’ambroisie produisait 5,5 grammes de pollen en moyenne dans les années 1900, contre 10 grammes aujourd’hui. Cette tendance pourrait se poursuivre: à la fin du siècle, chaque pied d’ambroisie pourrait produire 20 grammes de pollen par an.

 
 

Des pics de pollution à l’ozone plus fréquents

Au printemps ou en été, s’il fait plus chaud, on peut craindre des pics plus fréquents et / ou plus intenses de pollution à l’ozone (o3).

L’ozone a besoin de soleil et de chaleur pour se former à partir de divers précurseurs, émis principalement par la circulation automobile. Il est d’autant plus agressif qu’il fait plus chaud. Si la hausse des températures se poursuit au XXIe siècle, les pics de pollution à l’ozone pourraient devenir plus habituels et ce dès le printemps.

L’ozone est un polluant qui peut aggraver les pathologies respiratoires, en particulier l’asthme et provoquer des irritations (au niveau des poumons et des yeux). Par ailleurs, il est possible qu’il augmente la fréquence de certaines maladies cardio-vasculaires.