Transport

 
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La voiture est indispensable, notamment en zones rurales ou lorsqu’il n’y a pas de transports en commun. +

En ville, la moitié des trajets automobiles font moins de 3km et une grande partie pourrait être effectuée autrement. C’est pour les ménages en milieu rural que la voiture est le plus utilisée au quotidien.

Malgré leur faible densité, il est possible de doter ces territoires de transports collectifs et en repensant la mobilité, on peut montrer que la dépendance à l’automobile n’est pas une fatalité et que des solutions de mobilité à la voiture individuelle existent déjà. Ces solutions mériteraient d’être développées.

La forte utilisation de la voiture est le fruit de l’étalement urbain et du manque d’articulation entre les politiques d’aménagement, d’urbanisme et de transports. Il est indispensable aujourd’hui de rapprocher les emplois, les habitations et les services et de redonner de la cohérence à l’aménagement du territoire. Mettre à mal le réseau de transport ferroviaire comme c'est le cas actuellement, n'est pas une solution durable et ne participe pas à repenser la mobilité en Europe.

Les pics de pollution sont surtout causés par la pollution en provenance de l’Allemagne, par les cheminées et les agriculteurs. La voiture n’est pas responsable ! +

Ce sont les émissions locales de polluants, rejetés par les transports, le chauffage, l’industrie et l’agriculture, qui sont déterminantes dans la détérioration de la qualité de l’air. L’analyse de la composition des particules a montré que c’est bien le trafic routier et le chauffage résidentiel qui sont les principaux responsables des pics de pollution.

C’est la pollutionquotidienne qui est la plus néfaste pour la santé. Le transport est ainsi l’une des principales sources d’émissions d’oxydes d’azote et de particules fines, reconnues comme cancérigènes par l’Organisation Mondiale de la Santé. Sa contribution est particulièrement élevée dans les zones densément habitées où population y est exposée. Les transports sont ainsi responsables de 40 % des émissions de particules fines en Île-de-France (57 % à Paris).

Et cette pollution a des impacts très concrets ! En France, 67 000 décès prématurés sont imputables chaque année aux particules fines.

Le transport aérien a un impact mineur sur les changements climatiques.

Le transport aérien a un impact mineur sur les changements climatiques. +

Le transport aérien a le même impact sur le climat que l’ensemble des activités d’un pays industriel comme l’Allemagne. Pire, une fois tous ses effets pris en compte (traînées de condensation, émissions d’autres gaz comme les oxydes d’azote, etc.), il est responsable de 5% du changement climatique actuel !

L’avion, ça reste la seule option pour voyager. +

L’impact du transport aérien sur le climat est sans commune mesure avec celui des autres modes de transports. Sur un trajet national, il émet jusqu’à 40 fois plus que le train par passager / kilomètre ! Et pourtant nombreux sont les 24 millions de passagers qui prennent l’avion chaque année pour un voyage métropolitain. À l’échelle internationale, de nombreux déplacements pourraient aussi être évités. Des alternatives existent et doivent être soutenues au niveau européen, pour proposer des lignes ferroviaires rapides et confortables pour se déplacer à travers l’Europe.

Virginie Valière