Il ne sert à rien d'agir

 
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De toute façon à notre échelle nous ne pouvons rien y changer ! +

C’est faux. Les solutions existent pour préserver le climat. Nous pouvons tous agir. Individuellement en changeant nos habitudes de consommation. Collectivement en imposant un changement de système grâce à notre bulletin de vote. Les politiques nationales et européennes ont un rôle majeur à jouer dans la transition écologique. C’est le sens de notre engagement au Parlement européen.

La France n’émet quasiment pas de gaz à effet de serre par rapport à la Chine et aux Etats-Unis. Pourquoi devrions-nous faire des efforts alors que les autres pays n’en font pas ? +

Au niveau individuel, l’empreinte carbone de chaque Français s’élevait en moyenne à 12 tonnes en 2015. C’est presque le double de la moyenne mondiale par habitant. La France émet toujours beaucoup de gaz à effet de serre (environ 460 millions de tonnes d’équivalent CO2 en 2014), notamment à cause des secteurs les plus polluants : les transports, l’agriculture et le bâtiment. Nous engendrons aussi des rejets de gaz à effet de serre dans d’autres pays, via les produits que nous importons pour satisfaire notre consommation et dont la production à l’étranger a généré des émissions de gaz à effet de serre. C’est en quelque sorte une délocalisation de la pollution. Ces émissions liées aux importations ont augmenté de 76 % entre 1995 et 2015.

À l’occasion de la COP21, tous les pays ont annoncé des plans nationaux de lutte contre le changement climatique. Beaucoup vont aujourd’hui plus vite que ne le prévoient leurs plans - en particulier la Chine, mais aussi de nombreux pays en développement. La Chine est aujourd’hui le leader mondial des énergies renouvelables. Ses investissements ont dépassé ceux de l’Europe et des États-Unis combinés.

Nous n’avons pas de solutions pour nous passer des énergies fossiles (pétrole, gaz, etc). +

Dans son scénario énergétique publié en 2011, l’association Négawatt montre que des solutions existent et qu’elles sont accessibles. Elles sont regroupées en trois grandes catégories : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

La sobriété énergétique consiste à interroger nos besoins puis agir à travers les comportements individuels et l’organisation collective sur nos différents usages de l’énergie pour privilégier les plus utiles, restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles.

L’efficacité énergétique consiste à agir sur la quantité d’énergie nécessaire pour satisfaire un service énergétique donné.

Enfin, le recours aux énergies renouvelables permet, pour un besoin de production donné, d’augmenter la part de services énergétiques satisfaite par les énergies les moins polluantes et les plus soutenables.

Virginie Valière