Nucléaire

 
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Se priver de nucléaire, c’est se priver d’une électricité durablement moins chère que celle de nos voisins. +

Le prix indiqué sur notre facture d’électricité en France ne reflète pas son coût réel, qui est largement supérieur. EDF réclame sans cesse une augmentation des tarifs maintenus à un niveau artificiellement bas par le gouvernement. Le coût de production de l’électricité en France a déjà fait un bond de 20 % entre 2010 et 2014 pour passer de 49,6 euros à 59,8 euros le mégawattheure. Selon la Cour des comptes, le prix de l’électricité nucléaire ne feraqu’augmenter compte-tenu des investissements de maintenance qui seront nécessaires. Ainsi, rien que l’entretien du parc actuel nécessitera un investissement de 100 milliards d’euros d’ici à 2037.

Les énergies renouvelables empruntent quant à elles un chemin d’évolution des prix inverse. Leur coût de production ne cesse de baisser pour s’établir en mars 2017 à des montants deux fois moins élevés que ceux de l’EPR de Flamanville. L’Ademe estime que les coûts de production de l’électricité photovoltaïque devraient continuer à baisser d’environ 35 % à horizon 2025 et de 10% à 15% pour l’électricité éolienne.

Grâce au nucléaire, la France est plus indépendante énergétiquement. +

Les chiffres de l’indépendance énergétique de la France (55,8% en 2014) comptabilisent le nucléaire comme une production intégralement nationale, alors que l’uranium utilisé dans les réacteurs est aujourd’hui intégralement importé, souvent de pays politiquement instables .

Si on calcule l’énergie effectivement disponible pour répondre aux besoins énergétiques de la France (ce qu’on appelle l’énergie finale), déduction faite de l’uranium importé et des exportations d’électricité, le taux d’indépendance énergétique de la France passe à 15 % en 2014. Il était de 30 % en 1973. L’indépendance énergétique de la France a donc été divisée par deux depuis le lancement de son programme nucléaire.

Virginie Valière