Energies renouvelables

 
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Nous avons besoin du nucléaire ou du gaz lorsque les éoliennes et les panneaux solaires ne produisent pas. +

C’est faux ! L’Ademe a réalisé une étude démontrant qu’un système électrique 100 % renouvelable est possible pour la France en 2050. Pour cela, une combinaison de technologies renouvelables est nécessaire : certaines variables, comme le solaire et l’éolien, et d’autres qu’on peut contrôler, comme l’hydraulique ou la géothermie. Ce que propose l’étude de l’Ademe a été testé sur 7 années d’ensoleillement et de vent. La France serait capable d’affronter un hiver très froid (comme en 2012), ou une semaine sans vent. Par ailleurs, une évaluation économique a montré qu’un scénario 100 % renouvelables ne coûte que 2 % de plus qu’un scénario avec 40 % d’énergies renouvelables pour la production d’électricité.

100 % d’électricité renouvelable en France, c’est possible et cela ne coûterait que 2 % de plus.

Les français s’opposent largement aux énergies renouvelables, notamment les riverains des projets éoliens. +

Les Français soutiennent très majoritairement les énergies renouvelables. D’après un sondage Opinionway pour Qualit’ENR réalisé en janvier 2017, 77 % des Français estiment que les énergies renouvelables ne sont pas suffisamment évoquées lors des campagnes présidentielles . 93 % des personnes sondées pensent que les énergies renouvelables sont respectueuses de l’environnement et 71 % plaident pour une accélération du déploiement du renouvelable dans l’Hexagone, tandis que seuls 3 % déclarent qu’il faut le ralentir.

Selon un autre sondage IFOP pour France Energie Eolienne, les trois quarts des Français et des riverains ont une opinion positive de l’énergie éolienne. Ce soutien augmente quand les projets sont portés par les citoyens et les collectivités qui peuvent participer à leur conception et au financement du projet.

Les énergies renouvelables auront des impacts négatifs sur le paysage : nos territoires seront recouverts d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. +

Le scénario NégaWatt, qui permet d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables en 2050, prévoit à cette échéance 18 000 éoliennes installées en France. En comparaison, il y en a déjà 26 000 en Allemagne aujourd’hui. Nous sommes donc loin d’une situation inacceptable ! Et contrairement aux idées reçues, les trois quarts des Français et des riverains d’éoliennes ont une image positive de ces énergies.

La question des paysages et de la beauté des lieux est à intégrer aux projets de production d’énergies renouvelables par une participation des citoyens et des acteurs locaux.

Les énergies renouvelables sont néfastes pour l’environnement : les éoliennes tuent énormément d’oiseaux, les panneaux solaires utilisent des terres rares. +

Dans l’éolien, on peut réduire fortement l’impact sur la faune en choisissant les sites les moins sensibles. En évitant les sites les plus sensibles - en particulier les sites Natura 2000 - et en mettant en oeuvre des mesures de réduction adaptées, les parcs éoliens peuvent avoir un impact qualifié de négligeable sur la faune.

L’industrie photovoltaïque est souvent pointée du doigt pour sa présumée consommation importante de « terres rares ». Or, les technologies nécessitant l’utilisation de métaux rares ne représentent que 10% environ du marché photovoltaïque. En revanche il est vrai qu’il faut dès à présent mettre en place des filières appropriées de récupération et de recyclage. Dans l’éolien, seules certaines technologies – essentiellement pour certaines éoliennes en mer – utilisent des terres rares, correspondant là aussi à une minorité du parc installé (environ 5 %).

La rareté de ces métaux spécifiques et les menaces de rupture d’approvisionnement qui y sont associées ne sont donc nullement un frein au développement de l’éolien et du photovoltaïque, et encore moins aux autres sources d’énergies renouvelables.

Virginie Valière