Biodiversité

 
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Les espèces animales et végétales vont s’adapter. +

On assiste d’ores et déjà à l’extinction d’un grand nombre d’espèces, parfois avant même qu’elles ne soient découvertes. Celles-ci ne peuvent pas s’adapter assez vite à des changements climatiques aussi rapides. Le mode d’adaptation le plus classique d’une espèce est la migration, mais aujourd’hui, la vitesse à laquelle le climat évolue ainsi que certaines activités humaines dévastatrices pour les habitats ne laissent pas suffisamment de temps aux espèces pour migrer et donc survivre aux changements.

Le climat a peu d'impact sur la biodiversité. +

La biodiversité est directement menacée par les changements climatiques. Dans de nombreuses régions du monde, la répartition des espèces a été modifiée et des espèces ont disparu à à rythme 100 à 1000 fois supérieure à la normale.

Auparavant, c'était surtout la réduction, le morcellement ou la disparition des habitats naturels ou encore la pollution qui étaient les principaux responsables de la perte de biodiversité. Mais aujourd’hui le changement du climat pourrait bien devenir la principale cause de disparition des espèces d'ici la fin du 21è siècle.

Les résultats sont très alarmants : entre 1970 et 2014, date des derniers relevés, les populations d’animaux ont chuté de 60% selon le rapport 2018 « Planète vivante » du WWF et de la Société zoologique de Londres. Et cette disparition massive s’accélère : le taux de destruction était de 52% en 2014 et le 58% en 2018. Ces chiffres, s’ils sont alarmant, sont très probablement sous-estimés. De nombreuses espèces sont détruites avant même d’être découvertes, car notre connaissance reste imparfaite. Chaque jour, les scientifiques découvrent en moyenne deux nouvelles espèces.

L'impact du climat sur la biodiversité ne concerne pas l’Europe. +

Faux. La France à elle seule abrite environ 10 % de la biodiversité de la planète, principalement en Outre-mer. Elle est donc mécaniquement atteinte par la destruction massive de la biodiversité, particulièrement dans les milieux les plus fragiles qui se situent justement en Outre-mer où 40 % des espèces en danger d’extinction. Mais le territoire métropolitain n’est pas épargné : presque un quart des espèces sont en danger, et le menace ne fait qu’augmenter.

La disparition de certaines espèce n’est pas si grave. +

La vie est cruelle, même chez les animaux. Les espèces considérée considérés comme moches sont moins étudiées que les autres, et on peut entendre certains se satisfaire de la disparition des animaux dit “nuisibles”. Pourtant, chaque espèce à un rôle précis et indispensable dans l’écosystème et contribue aux équilibres naturels : les araignées régulent les populations de moustiques, les blaireaux et renard les rongeurs, les insectes nourrissent aussi les poissons et les oiseaux … Chaque animal a donc une importante par sa place dans le vivant. Les disparitions d’espèces, la raréfaction des populations ou l’introduction d’espèces invasives bouleversent les équilibres qui sont fragiles et le fruit de millions d’années d’évolution. In finé, en bout de chaîne, ce sont aussi les activités humaines qui sont affectées comme on le voit avec la disparition des abeilles qui ne pollinisent plus les fleurs ni les arbres fruitiers. Le vivant est la condition de notre survie et fait la beauté de notre monde, à nous de le protéger !

Les espèces animales et végétales vont s’adapter. +

On assiste d’ores et déjà à l’extinction d’un grand nombre d’espèces, parfois avant même qu’elles ne soient découvertes. Celles-ci ne peuvent pas s’adapter assez vite à des changements climatiques aussi rapides. Le mode d’adaptation le plus classique d’une espèce est la migration, mais aujourd’hui, la vitesse à laquelle le climat évolue ainsi que certaines activités humaines dévastatrices pour les habitats ne laissent pas suffisamment de temps aux espèces pour migrer et donc survivre aux changements.

Virginie Valière