Alimentation

 
noun_eat_1720039_76b82a.png
 

Manger bio, c’est beaucoup plus cher. +

Heureusement c’est faux. Les cantines qui choisissent d’introduire du bio dans les menus le font à prix constant car elles réduisent la proportion de produits transformés et limitent la viande, tous deux plus chers, mais aussi le gaspillage alimentaire. Il est donc possible de réorienter nos achats vers des produits de qualité et notamment des produits biologiques sans augmenter l’impact sur le portefeuille.En combinant les achats de produits bio à une évolution du régime alimentaire, le budget reste constant, voire diminue. Et lorsque les produits biologiques sont plus chers que leurs équivalents conventionnels, ils sont aussi plus rassasiants, plus denses en nutriments, arômes et saveurs. Ils sont également moins chers en vrac et en circuit court.

Notre alimentation n’a pas d’impact sur le climat. +

Le secteur agricole et alimentaire émet 36% des émissions françaises de gaz à effet de serre, loin devant les émissions liées à l’habitat. La moitié est due à la production agricole. Le reste est lié à la fabrication d’emballage, à la transformation, au transport et à la commercialisation alimentaire .

Il faut y ajouter les émissions de gaz à effet de serre liées aux importations de produits utilisés pour la production agricole française, notamment les aliments pour les ani- maux et les engrais qui viennent d’Amérique latine). En 2007, la France a importé pour 57 millions de tonnes équivalent CO2 liés aux produits agricoles et alimentaires.

Virginie Valière