Réfugiés : Macron ouvre une porte aux idées nauséabondes qu'il prétend combattre

Libération
Tribune de Damien Carême, maire de Grande-Synthe et candidat EELV à l’élection européenne
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De quelle Europe le président Macron veut-il se faire le «rempart» quand, diplomate d’une main, il attise de l’autre l’embrasement xénophobe dans les péninsules européennes ?

Tribune. Emmanuel Macron et le président italien, Sergio Mattarella, se retrouvent ce jeudi au Clos Lucé d’Amboise pour célébrer les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci. Loin de remettre en question l’à-propos d’un hommage à l’inventeur, figure européenne par excellence, on peut questionner l’étrange diplomatie qui anime le président français, et l’idée d’Europe qu’elle convoie.

Dans sa lettre du 4 mars adressée aux 28 pays de l’UE, Macron se pose en véritable «rempart» pour l’Europe. Le danger, affirme-t-il, dans un remake de l’élection qui l’a porté au pouvoir, c’est l’extrême droite et le populisme nationaliste, la peste brune qui partout porte en germe l’euroscepticisme, la xénophobie et le mépris des droits et libertés fondamentales.

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